« Nous voyons partout la démonstration évidente que nous ne sommes pas en bonne voie pour atteindre les objectifs définis par l’accord de Paris », a déclaré Antonio Guterres, en préambule de sa tournée dans le Pacifique Sud, dans un message fort destiné à réclamer des actes pour le climat.

Il juge que la détermination des différents pays du monde s’émousse, et ce sont les petites nations insulaires qui sont « vraiment en première ligne », qui vont souffrir le plus.

Le pacte, conclu entre 195 pays membres de l’ONU, prévoit de contenir le réchauffement de la planète « bien en dessous de deux degrés Celsius et de limiter la hausse à 1,5°C ».

« A mesure que les choses empirent, les mesures politiques reculent »

« Et le paradoxe, c’est qu’à mesure que les choses empirent sur le terrain, les mesures politiques semblent reculer », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse conjointe à Auckland avec la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern.

Il a cependant rendu hommage à l’action en la matière du gouvernement néo-zélandais, qui vient de présenter un projet de loi affichant un objectif de neutralité carbone pour 2050. Le texte exempte cependant partiellement un secteur agricole vital pour le pays.

Jacinda Ardern a déclaré que le changement climatique représentait « le plus gros défi  » qui se pose à la communauté internationale. Cette dernière ferait preuve de « grave négligence » si elle restait les bras croisés.

La tournée qu’effectue le patron de l’ONU avant le sommet sur le climat prévu en septembre à New York le conduira aux Fidji, Tuvalu et au Vanuatu, tous menacés par la montée des eaux consécutive au changement climatique.